dimanche 17 juillet 2011

La mobilité sociale en France et en Jamaïque

Un coup d’oeil sur la mobilité sociale en France et en Jamaïque 


        Selon Pitirim Sorokin, un sociologue américain, la mobilité sociale est “le phénomène de situer l’individu dans l’espace social”. La mobilité sociale est étroitement liée à la stratification sociale ou, autrement dit, à la division de la societé en groupes sociaux hiérarchisés, chacun ayant une forte homogénéité à l’égard de certains critères (tels que les revenus, les modes de vie, les valeurs, le statut juridique et cetera). Il y a deux genres de mobilité sociale: la mobilité vers le haut et la mobilité vers le bas. Cette discussion se focalisera sur les facteurs qui empêchent quelqu’un de monter l’échelle sociale dans les deux pays.
       En général, le facteur principal qui freine la mobilité sociale est la discrimination. Il y a le racisme, le sexisme et le classisme qui sont tous des formes de discrimination.  En Jamaïque, la couleur de peau des gens qui sont, pour la plupart d’origine africaine, est toujours un sujet délicat. Dans le passé, la Jamaïque était sous le contrôle des blancs venus d’Europe.  À cette époque, les personnes ayant le teint foncé étaient considérées comme des êtres inférieurs. Aujourd’hui, on voit encore les vestiges de ce mépris envers les gens noirs dans les quartiers défavorisés de Kingston où il y a des personnes qui blanchissent leur peau avec des produits chimiques et parfois dangereux parce qu’ils pensent qu’un teint plus clair s’associe à un rang social plus élevé ou aisé.
        En France, cependent, la couleur de peau n’est plus un problème majeur touchant la mobilité sociale même si cette discrimination y existe. En France, la religion et l’ethnie semblent jouer un rôle plus important dans la détermination du rang social de l’individu. 
       Même si la France n’est pas officiellement gouvernée par des organisms religieux, et même si beaucoup de Français ne s’identifient pas en tant que croyants, la religion influence directement la capacité de certains à obtenir un emploi car ils se font discriminer à cause de leur foi religieuse. Le cas des musulmans illustrent bien cette réalité qui n’existe pas du tout en Jamaïque.  En effet, chez nous, les personnes peuvent atteindre les rangs sociaux les plus hauts, quelle que soit leur religion. La majorité de notre population est chrétienne, mais nous avons aussi beaucoup de commerçants bouddhistes, musulmans et juifs qui font partie de la haute bourgeoisie jamaïcaine.
       Personnellement, je suis contre l’inégalité, parce que je pense que pour qu’une societé survivre, il faut de la diversité. Quand quelqu’un ou un groupe est opprimé, il se révoltera. Donc, il faut mettre à la disposition de tous les moyens nécessaires pour grimper l’échelle sociale. Je trouve atroce l’idée de priver certaines personnes de leurs droits en les rejetant parce qu’ils sont différents. Il y aura toujours de la résistance, mais si nous pouvons changer l'individu, nous pouvons changer la société.

-Rho


A CLOSE LOOK AT SOCIAL MOBILITY IN JAMAICA AND FRANCE

According to Pitirim Serokin, an American Sociologist, social mobility is « the phenomena of aligning individuals to a certain social space « . Social mobility is closely linked to social stratification or, otherwise, to the division of society in ranked social groups, each having a strong homogeneity towards certain criteria (such as income, way of life, values, status etc). There are two types of social mobility: upward social mobility and downward social mobility. The discussion will focus on the factors that hinder someone from climbing the social ladder in the two countries.

Generally, the principal factor that obstructs social mobility is discrimination. Racism, sexism, classism, are among the forms of discrimination experienced by many. In Jamaica, the skin colour of the people, who are for the most part of African descent, is always a delicate subject. Historically, Jamaica was under the control of the whites who came from Europe. At the time, dark-skinned persons were considered as being inferior.  Presently, the remains of this contempt towards black people is still witnessed in the disadvantaged areas of Kingston, where there are persons who bleach their skin with sometimes harmful chemical products, because they think that brighter skin complexions are associated with a more elevated social rank.



In France, however, the colour of the skin is no more a major problem affecting social mobility, even though this form of discrimination exists there. In France, religion and ethnicity seems to play a more important role in determining an individual’s social ranking.
Even if France is not officially governed by religious institutions, and even though a lot of the French do not identify themselves in terms of their beliefs, religion influences directly the capacity for certain to obtain a job, because they are discriminated on the basis of their religious faith. The case of Muslims illustrates very well this reality which does not exist at all in Jamaica. In fact, for us (Jamaicans), persons can attain the highest social rank, whatever their religion is. The majority of our population is Christian, but we have also a lot of industrial or trading Buddhists, Muslims and Jews who constitute part of the high Jamaican bourgeoisie.


        Personally, I am against inequality, as I think that for a society to survive there must be diversity. When a person or group is oppressed, retaliations may result. So, there must be put at the availability to all, the necessary means to climb the social ladder. I find it an atrocity, the idea of depriving persons of their rights because they are different. There will always be resistance, but if we can change the individual, we can change the society.

-RHO

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